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Depuis plusieurs mois, Jean-Michel Aulas et ses alliés multiplient les attaques contre la majorité écologiste sortante à coup de déclarations trompeuses, factuellement fausses ou mettant en doute la fiabilité des chiffres fournis par la Ville et la Métropole. Face à ce phénomène, des citoyens se mobilisent pour démêler le vrai du faux.
« Où sont passés les vélos électriques de la ville de Lyon ? » Le 17 novembre dernier, Pierre Oliver pense avoir flairé un scandale. Dans une vidéo tournée devant l’hôtel de ville de Lyon, le maire (Les Républicains) du 2e arrondissement, rallié à Jean‐Michel Aulas pour les municipales de mars prochain, évoque – au conditionnel – l’existence de plus de 800 vélos électriques qui auraient été achetés pour plus de 3 millions d’euros par la mairie écologiste, mais qui apparaîtraient comme « non attribués » dans les logiciels internes.
« Personne ne sait où ils seraient stockés. Où sont-ils ? Qui roule avec ? Les Lyonnais ont le droit d’obtenir des réponses », lance l’élu, qui explique avoir eu vent de l’affaire par des agents municipaux. Sur le réseau social X, les réactions ne tardent pas : « Qu’ils rendent le pognon ! » ; « Un beau détournement de biens des familles ? »… Quand d’autres se montrent plus prudents : « Où sont les preuves ? »
Extrait de la vidéo de Pierre Oliver. Capture d’écran compte X @poliver69.
Des vélos disparus ? Des millions d’euros gaspillés, ou pire, détournés par des agents, par leurs familles ou même, pourquoi pas, par des élus ? Le scénario est aguicheur, mais très rapidement démenti par la mairie. Cité par Lyon Capitale, le cabinet de Grégory Doucet indique que la Ville ne dispose pas de 800 vélos électriques mais de 150, et que leur prix d’achat est bien inférieur aux chiffres annoncés par Pierre Oliver.
Joint par Mediacités, le maire du 2e arrondissement admet ne pas pouvoir fournir de preuves tangibles, mais n’en démord pas. « Je n’ai pas sorti ce chiffre au hasard, il vient des tableaux que m’ont montré les agents. Mais nous ne pouvons pas vérifier directement dans les logiciels de la mairie », défend-il. Aurait-il dû faire preuve de plus de prudence avant de publier sa vidéo, par exemple en interrogeant la mairie au préalable ? « C’est vrai que je ne l’ai pas fait cette fois-ci. Mais je parle au conditionnel, cela leur laisse la possibilité de donner leur point de vue », estime-t-il, en prévenant que l’on « pourrait avoir des surprises dans les mois qui viennent… » Toujours sans preuve.
Pollution, abonnement TCL, explosion de la dette…
L’épisode illustre une mécanique bien rodée depuis plusieurs mois. En ce début de campagne électorale, à plusieurs reprises, Jean‐Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et les macronistes, et certains de ses alliés se sont aventurés dans des déclarations hasardeuses, voire complètement fausses. Avant que celles‐ci soient reprises en boucle sur les réseaux sociaux puis occupent les médias locaux et finalement s’imposent dans le débat public local et y instille une dose de doute.
Exemple : en juin dernier, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais réagit sur son compte X à une publication de Bruno Bernard. Le président écologiste de la Métropole se félicite d’une amélioration de la qualité de l’air dans l’agglomération. « On nous dit que la pollution recule. Mais plus de 80 % des stations de mesure lyonnaises (très exactement 18 stations sur 22) dépassent encore les seuils de l’OMS [Organisation mondiale de la santé] pour les particules fines (…). Franchement, tous les indices montrent que les principes positifs d’écologie appliqués à de mauvaises réalisations, sans prendre en compte les usagers et leur quotidien, conduisent au contraire à un renforcement de la pollution », tance Jean‐Michel Aulas.
Diantre ! Les écologistes responsables d’une hausse de la pollution atmosphérique pourtant au cœur de leur préoccupations politiques (souvenez-vous de la fameuse ZFE) ? En réalité les chiffres de l’agence Atmo, qui font référence sur ce sujet, confirment bien que la qualité de l’air s’est considérablement améliorée dans la métropole, comme dans le reste de la région.
Certes, des seuils établis par l’OMS restent en effet dépassés et on peut juger cette baisse insuffisante, mais il impossible, à partir de ces données, d’affirmer sérieusement que les mesures mises en place auraient conduit à un « renforcement de la pollution ».
« 50 euros de TCL, c’est trop »
Trois jours plus tard, rechute. Jean‐Michel Aulas raconte avoir échangé avec un retraité précaire qui l’aurait alerté sur le prix de son abonnement aux transports en commun : « 50 euros de TCL, c’est trop. »
Cela tombe bien ! Celui qui, à l’époque, n’était pas encore officiellement candidat propose d’instaurer la gratuité pour les personnes gagnant moins de 2500 euros par mois. Problème : il n’existe aucun abonnement TCL à 50 euros… Le tarif senior s’élève à 37 euros par mois, et seulement à 10,50 euros pour les revenus les plus faibles.
Le 10 septembre, nouvelle contre‐vérité. L’homme d’affaires dénonce le « silence des verts » qui seraient « incapables de dénoncer » des violences survenues en marge des manifestations du mouvement « Bloquons tout ». Grégory Doucet et Bruno Bernard avaient pourtant publiquement désapprouvé ces comportements plusieurs heures auparavant.
Mêmes raccourcis quand Jean‐Michel Aulas estime fin novembre que les dettes « explosent » à la métropole de Lyon depuis cinq ans, alors que l’encours de la dette en 2024 (1,85 milliard d’euros) est sensiblement identique à celui de 2019 (1,78 milliard) selon les rapports financiers de la collectivité. Ou quand il s’appuie sur des chiffres « accablants » de l’insécurité à Lyon, pourtant loin de la réalité, comme l’a analysé Tribune de Lyon.
« Serial menteur », répliquent les écologistes
Prisé des médias nationaux grâce à son aura footballistique, Jean‐Michel Aulas, reconverti à 76 ans en homme politique, se révèle coutumier des propos caricaturaux. Au micro de RTL, le 29 septembre dernier, il déclare sans ciller qu’à Lyon, « on est dans une situation de décadence absolue ».
Quand ce ne sont pas les petites mains de sa campagne qui prennent le relais comme lors de l’annonce du parcours 2026 du Tour de France, en octobre. La Grande Boucle « ne passera encore pas par Lyon », tweete le collectif Génération Aulas. Clin d’œil à la polémique « Tour de France » du début du mandat de Grégory Doucet et nouvelle pièce dans la machine qui lie l’arrivée au pouvoir des écologistes à une supposée perte d’attractivité. Précision : il n’y a pas qu’à Lyon que le Tour 2026 ne passera pas…
Jean‐Michel Aulas, dans les studios de RTL, le 29 septembre 2025. Capture d’écran RTL.
Face à cette stratégie très offensive, les écologistes ont pris l’habitude depuis quelques mois de dénoncer les « fake news » de leur adversaire. « Jean‐Michel Aulas mérite vraiment un nouveau titre, celui de serial menteur », a taclé Sylvain Godinot, 2e adjoint au maire de Lyon, lors du conseil municipal de novembre.
En juillet, Grégory Doucet lui-même déplorait entendre « mensonge sur mensonge », après une énième sortie à la hache de Jean‐Michel Aulas, en pleine vague de canicule. « Que fait la majorité écologiste ? Plutôt que de végétaliser, elle bétonne », écrivait-il.
« C’est dangereux pour la démocratie », déplore de son côté l’adjoint au maire Gautier Chapuis, aussi très présent sur les réseaux sociaux avec des vidéos. « Moi, je suis de formation scientifique, comme beaucoup d’écologistes dans nos rangs qui se sont construits sur la démonstration du dérèglement climatique, revendique l’élu. Cela peut arriver de commettre des approximations, mais alors il faut le reconnaître. Ce n’est pas ma mentalité d’agir sur le terrain du mensonge. »
« C’est un rôle ingrat de faire cela, j’ai hâte d’arrêter ! »
Selon Pierre Oliver, qui fait campagne activement aux côtés de Jean‐Michel Aulas, l’usage du terme « fake news » serait au contraire une manière d’éteindre toute critique. « C’est trop facile. Eux aussi colportent des fausses infos », fustige-t-il en faisant référence aux chiffres de créations de berceaux dans les crèches municipales.
Dans une tribune du magazine municipal, le conseiller de la majorité Adrien Drioli avançait le chiffre de 500 nouvelles places, quand le site de la mairie n’en mentionne qu’un peu moins de 400. Sur ses réseaux, Pierre Oliver n’avait pas hésité à dénoncer « une majorité qui maquille les chiffres », accusant à son tour Adrien Drioli… de « fake news ».
« Ce que je veux dire, c’est qu’à ce petit jeu, ils ne sont pas non plus infaillibles », poursuit le maire LR du 2e arrondissement. « Quand ils nous donnent le nombre de policiers municipaux recrutés, sans préciser ceux qui sont partis ou qui sont encore en formation, est-ce que c’est une fake news ou une question de point de vue ? », s’interroge-t-il.
Et de conclure : « La pensée politique ne se résume pas à un chiffre. Si les écologistes étaient dans l’opposition, ils agiraient de la même manière… Mais c’est un rôle ingrat de faire cela, j’ai hâte d’arrêter ! »
Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement de Lyon, lors du meeting de lancement de campagne de Jean‐Michel Aulas. Photo : N.Barriquand/Mediacités.
« Ce qui me désole, c’est cette ambiance de campagne », abonde Sarah Peillon, co-directrice de campagne de Jean‐Michel Aulas. Selon la cheffe de file des macronistes (Renaissance) dans le Grand Lyon, la gauche et les écologistes ne seraient pas les derniers à propager des fausses informations, comme lorsqu’ils assurent aux journalistes, sans aucune preuve, qu’un « deal » aurait été passé entre Jean‐Michel Aulas et la droite pour qu’il passe le relais en cours de mandat.
Ou bien quand Anaïs Belouassa‐Cherifi attaque un supposé manque de parité parmi les futures têtes de liste d’arrondissement de Cœur lyonnais, le mouvement de Jean‐Michel Aulas. La candidate de La France insoumise se faisait alors l’écho d’une liste « fausse » publiée à la va-vite sur le compte Instagram du Lyon Bondy Blog.
Fact-checking citoyen
Reste que la désinformation en période électorale ne mobilise pas que la classe politique. Depuis cet automne, un nouveau site baptisé « Lyon Pipeau » s’est donné pour mission de « débunker » (vérifier) les déclarations des candidats et candidates de l’agglomération, sur la base de sources ouvertes et d’articles de presse.
Du fact-checking amateur, mais qui se veut néanmoins rigoureux, animé par « cinq ou six copains » au profil « cartésiens et rationnels » et « sans engagements politiques », souligne l’un des animateurs du site joint par Mediacités. Celui-ci préfère rester anonyme pour « se protéger » des éventuelles réactions de militants.
« On a le sentiment d’un décalage entre les déclarations politiques et la réalité du terrain. C’est quelque chose de plus large que Lyon, mais on le perçoit encore plus sur des sujets locaux plus concrets. L’idée est d’aider les citoyens à se baser sur des faits », explique cet ingénieur de profession.
La démarche de « Lyon Pipeau » part aussi du constat qu’une partie de la presse locale se contente parfois d’un rôle de relais de la communication politique. « Souvent des articles sont publiés sur la seule base d’un témoignage, la mise en perspective vient seulement dans un second temps, comme dans l’histoire de la boulangerie expropriée route de Genas [liée à la création d’une ligne de Bus à haut niveau de service] », illustre le fact-checkeur amateur.
Lui revendique « une méthodologie rigoureuse », tout en prévenant : « Nous ne sommes pas journalistes, nous n’allons pas appeler un candidat pour lui demander des explications. »
La page d’accueil du site Lyon Pipeau. Capture d’écran.
En quelques semaines, Lyon Pipeau a déjà passé au crible près de 25 déclarations et en compte autant dans ses « brouillons » en attente de relecture. Chaque affirmation se voit attribuer une étiquette : « fake news », « propos trompeur » ou « polémique ».
Parmi les candidats épinglés figurent Anaïs Belouassa‐Cherifi, qui s’est indignée que les loyers aient augmenté de « 30 % en dix ans » à Lyon quand le vrai chiffre se situe plutôt entre 15 % et 20 %. Lyon Pipeau qualifie également de « trompeurs » les propos de Grégory Doucet qui affirmait que la ville n’avait « jamais autant recruté » de policiers municipaux.
Mais Jean‐Michel Aulas et ses alliés Pierre Olivier et Véronique Sarselli, cheffe de file LR pour les élections métropolitaines, dominent très largement le palmarès. « On nous dit « vous ne tapez que sur Aulas », mais force est de constater qu’il nous fournit plus de matière, même si on essaie de ne pas louper de fake news provenant d’autres candidats. Il y a aussi un biais : la campagne à gauche n’a pas vraiment encore démarré », commente l’animateur de Lyon Pipeau déjà cité.
Mise en cause des chiffres officiels
Questionnée par Mediacités sur les accusations de fake news dont le candidat fait l’objet et sur ses déclarations erronées, l’équipe de campagne de Jean‐Michel Aulas a refusé de s’en expliquer. « Nous n’avons ni à commenter ces attaques personnelles, ni à justifier notre méthode de travail devant un média dont le positionnement militant est assumé », nous a fait savoir son communicant Roman Abreu. La meilleure défense, c’est l’attaque ? Sans nous répondre sur le fond, le collaborateur de « JMA » nous a invité à vérifier une déclaration de mars dernier de Bruno Bernard se félicitant de la création de 54 000 emplois net pendant le mandat.
La stratégie est délibérée. Ces dernières semaines, le candidat de la droite et des macronistes insiste sur sa demande d’un audit « neutre » et « extérieur » sur les mandats de Grégory Doucet et de Bruno Bernard, dont il exige la réalisation avant d’accepter tout débat avec les écologistes.
L’ancien patron de l’OL et ses alliés font ainsi monter une petite musique selon laquelle les données fournies par la Métropole et la Ville ne seraient pas fiables. « Oui, il y a un vrai sujet, nous avons suffisamment d’éléments pour dire que des infos données par la collectivité ne sont pas les vrais chiffres », avance carrément Pierre Oliver.
« C’est précisément pour cette raison que nous demandons un audit indépendant, couvrant non pas les seuls comptes mais l’ensemble du mandat : objectifs annoncés, moyens engagés, résultats obtenus. C’est la seule méthode rigoureuse pour répondre aux questions fondamentales : comment l’argent public a-t‐il été utilisé, et les objectifs ont-ils été atteints ? », complète Roman Abreu.
« C’est une technique assez éprouvée de fabrique du doute »
Cette demande laisse perplexe l’entourage du président de la métropole de Lyon. « On peut toujours discuter de la pertinence d’un chiffre bien sûr. Mais réclamer un audit indépendant, c’est une technique finalement assez éprouvée de fabrique du doute, estime une cadre de l’équipe de campagne de Bruno Bernard. Cela instille l’idée que les données de la collectivité ne sont pas fiables, pas honnêtes. C’est dangereux parce que cela sape la confiance dans les institutions. »
Peut-on croire sur parole les chiffres et les bilans des collectivités ? « Bien sûr, il faut être méfiant. Mais globalement, nous sommes souvent agréablement surpris de la qualité des informations disponibles, évalue l’animateur du site Lyon Pipeau. Dans le cas de bases de données publiques, on part du principe qu’il y a peu de chances que les chiffres soient sabotés ou falsifiés. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir des interprétations différentes ensuite. »
De son côté, l’équipe de Bruno Bernard assure avoir essayé d’insuffler une « culture » de la vérification dans ses supports de communication depuis le début du mandat. D’abord pour légitimer l’action de la majorité écologiste à partir de 2020, puis en réaction aux attaques de ses adversaires.
De fait, une partie des publications du patron de la Métropole sur les réseaux sociaux prennent parfois la forme d’un fact-checking, par exemple pour battre en brèche l’idée d’un déclin du tourisme à Lyon agité par l’opposition. « Mais on est conscient qu’une fois qu’une fake news est partie, le mal est fait », souffle son équipe de campagne.
La presse locale, rempart et relais de fake news
« Alors que les citoyens accordent plus de confiance à leur maire qu’à d’autres élus, l’échelon local, me semblait plutôt préservé jusqu’à présent », commente l’écologiste Gautier Chapuis. Souvent réduites aux ingérences russes ou aux polémiques nationales, les pratiques de désinformation ne sont pourtant pas une nouveauté dans les scrutins locaux.
« Les élections sont en effet des périodes particulièrement propices à la multiplication des fausses nouvelles », écrit la chercheuse en sciences politiques Anaïs Théviot, qui a étudié la diffusion de ces fake news lors de la campagne des municipales à Angers en 2020. « Les rumeurs circulent d’autant plus vite quand le récepteur se sent directement concerné, par un sentiment de « proximité » », explique-t-elle. Dans son article, l’universitaire s’intéressait notamment au rôle des journalistes locaux dans la propagation de ces informations erronées.
La presse lyonnaise est-elle armée pour lutter contre cette désinformation ? Contrairement à d’autres territoires marqués par l’émergence de « déserts médiatiques », mis en lumière par une récente étude de la fondation Jean Jaurès, l’agglomération lyonnaise bénéficie au contraire d’une diversité de journaux, télés et radios locales. Un rempart aux fake news… à condition de ne pas y contribuer soi-même.
Récemment l’édition lyonnaise du site Le Bonbon, un média avec une forte audience en ligne spécialisé dans les sorties culturelles et les « bons plans » locaux, a retiré un article complètement faux sur un projet imaginaire de piétonnisation de la rue Edouard Herriot, au cœur de la Presqu’île, un sujet particulièrement épineux alors que les adversaires des écologistes critiquent vertement la « ZTL » (la « zone à trafic limitée »).
L’article avait été généré par une intelligence artificielle sur un obscur site avant d’être copié-collé par un rédacteur du Bonbon peu scrupuleux, comme l’a reconnu le rédacteur en chef du site. Ce n’était pourtant pas nécessaire d’inventer une nouvelle fake news… les candidats s’en chargent très bien eux-mêmes.
EN COULISSE
Nous avons sollicité, la semaine dernière, Roman Abreu, président de l’agence de communication 2017, grand ordonnateur des relations avec la presse de la campagne de Jean‐Michel Aulas. Celui‐ci a refusé catégoriquement de répondre à nos questions sur les fake news véhiculées par son candidat en nous reprochant de « relayer des insultes et des qualificatifs infondés ».
« Nous n’avons ni à commenter ces attaques personnelles, ni à justifier notre méthode de travail devant un média dont le positionnement militant est assumé », nous a‑t‐il lancé par mail. C’est une évidence, mais cela va mieux en l’écrivant : la démarche de Mediacités n’est en aucun cas militante, ou alors seulement au service d’une information éclairée et vérifiée de ses lectrices et lecteurs.
N’en déplaise à l’entourage de Jean‐Michel Aulas, nous n’avons pas pour habitude de prendre pour argent comptant la communication politique, d’où qu’elle vienne. C’est en substance ce que nous a reproché Roman Abreu en soulignant, dans sa réponse, que nous n’avions pas consacré d’article à la demande d’un audit formulée par l’homme d’affaires [lire dans l’article] : « Nous n’avons pas vu votre média relayer cette exigence d’évaluation neutre. »
Avant de confondre encore une fois information et communication en nous suggérant de « reprendre, le moment venu, nos interventions publiques lorsqu’elles présenteront notre analyse de la situation et du bilan ». Merci pour l’autorisation ! Cela va aussi mieux en l’écrivant : journaliste a beau rimer avec petit télégraphiste, ce n’est pas vraiment la conception qu’on se fait de notre métier à Mediacités.
Auteurs :
Auteurs: Mathieu Périsse avec Nicolas Barriquand (Mediacités)
Cet article a été publié le 9 décembre 2025 sur le site de notre partenaire Mediacités et édité pour les lecteurs des Surligneurs.
L’article À Lyon, la campagne des municipales polluée par les fake news est apparu en premier sur Les Surligneurs.