La ministre de la Santé s’est engagé à encore « renforcer le rôle » des infirmières en pratique avancée (IPA), en facilitant notamment l'accès en ville, et leur offrant de nouvelles prérogatives.
Ces infirmières aux compétences étendues, qui exercent dans plusieurs domaines, peuvent actuellement réaliser des sutures (sauf visage et mains) et prescrire certains examens comme un électro-cardiogramme, permettant de libérer du temps pour les médecins.
La loi de juin 2025 a élargi les possibilités d’exercice à de nouveaux secteurs, notamment des services de PMI, de santé scolaire, ou d’Aide sociale à l’enfance.
Dans son ancien rôle de députée, l’actuelle ministre de la Santé Stéphanie Rist a été à l’origine de plusieurs lois relatives à ces nouvelles pratiques.
Mais le rôle des IPA « peut être encore renforcé afin de répondre aux besoins des patients ». « C’est pourquoi j’ai décidé, et j’en prends l’engagement (...), de relancer les travaux pour permettre d’accroître le déploiement des IPA, en ville notamment », a écrit la ministre dans une lettre adressée mercredi aux représentants de la profession, consulté par l'AFP.
Expérimentation imminente
Les IPA seront à l’avenir habilitées « à établir les certificats de santé nécessaires à la constitution des dossiers MDPH (reconnaissance du statut de personne atteinte d’un handicap NDLR), afin de fluidifier les démarches des usagers », promet-elle.
Une expérimentation sera prochainement menée dans plusieurs départements (Mayotte, Martinique, Loiret, Hérault, Val-d’Oise, Yonne), permettant à tout IPA ayant adhéré à une CPTS (communauté territoriale de professionnels de santé), « de prendre en charge directement les patients sans ordonnance préalable ».
Par ailleurs, les IPA qui réalisent des tests rapides d’orientation diagnostique se verront supprimer les « obligations de formation redondantes » avec leur cursus initial.
La ministre souhaite également « élargir la liste des pathologies chroniques stabilisées » dans lesquelles les IPA interviennent, en intégrant la sclérose en plaques, et souhaite à plus long terme faire évoluer la manière dont sont fixés les champs d’intervention, aujourd’hui trop centrée autour d’une « liste de pathologies ».
Avec AFP